Les professions

Traduction

 

Profil de la profession

Le traducteur fournit des services de transposition de texte d’une langue à une autre, en transmettant le plus fidèlement possible le message. Il traduit généralement d’une deuxième ou d’une troisième langue vers sa langue maternelle.

Les aptitudes du traducteur

Le traducteur est de nature curieuse, possède des habiletés de transfert d’une langue à une autre, une grande rigueur professionnelle et une vaste culture. Il doit avoir de l’entregent et une grande souplesse d’esprit, en plus de démontrer des aptitudes en rédaction.

Conditions de travail

Les traducteurs salariés travaillent pour le compte d’organismes nationaux ou internationaux, d’entreprises privées ou de cabinets. La plupart sont des généralistes, mais une bonne proportion sont experts dans divers domaines. Les traducteurs en pratique privée sont de plus en plus nombreux (on estime que 44 % des traducteurs sont des travailleurs autonomes). Ils doivent associer à leurs fonctions de traducteur celles de réviseur et développer leurs propres ressources terminologiques.

Les progrès de l’informatique ont donné naissance à de nouveaux outils qui ont singulièrement transformé le travail des traducteurs en entreprise comme en pratique privée.

Formation

Le traducteur acquiert sa formation à l’université et l’approfondit tout au long de sa carrière par le biais de la formation continue. La traduction constitue ainsi un défi et un enrichissement quotidiens.

Sept universités québécoises offrent des programmes de traduction reconnus par l’OTTIAQ :

  • Université Concordia
  • Université de Montréal
  • Université du Québec a Trois-Rivières
  • Université du Québec en Outaouais
  • Université Laval
  • Université McGill
  • Université Sherbrooke

Traducteur agréé : un titre réservé

Seuls les membres en règle de l’OTTIAQ peuvent exercer sous le titre de traducteur agréé (trad. a.) au Québec. Les traducteurs agréés ont des compétences reconnues par l’Ordre, ce qui fait d’eux des professionnels. Pour plus d’information sur les responsabilités des membres de l’Ordre, voir la section Protection du public.

 

Terminologie

 

Profil de la profession

Le terminologue répertorie les termes propres à une sphère d’activité, les définit et cherche les équivalents dans une autre langue. De plus, il définit les termes en usage pour des entreprises, des bases de données, des glossaires, des dictionnaires et des lexiques afin de les uniformiser.

Les aptitudes du terminologue

Le terminologue possède des habiletés en technologies de l’information, a le souci du détail et aime effectuer des recherches approfondies. En outre, il est doté d’une grande curiosité intellectuelle et d’un bon esprit de synthèse.

Grâce à leur expérience et à leurs relations professionnelles avec des spécialistes, les terminologues jouent un rôle-conseil en gestion de projets dans les champs d’activité qui leur sont propres.

Conditions de travail

Selon le mode d’exercice de la profession, on distingue deux catégories de terminologues : les terminologues salariés et les terminologues en pratique privée. La restructuration des organismes et des entreprises créant de nouveaux besoins, on voit de plus en plus de terminologues en pratique privée.

La nature du travail des terminologues est très variée. Ils sont appelés à collaborer avec des rédacteurs, des chercheurs et des spécialistes et se voient souvent confier le contrôle de la qualité des textes. Ils doivent donc être autonomes, bien connaître les ressources documentaires et se créer un réseau de personnes-ressources.

Formation

La terminologie est enseignée dans diverses universités au Québec, à la maîtrise ou dans le cadre de programmes de traduction. Il n’existe pas, à ce jour, de programme universitaire entièrement consacré à la terminologie.

Terminologue agréé : un titre réservé

Seuls les membres en règle de l’OTTIAQ peuvent exercer sous le titre de terminologue agréé (term. a.) au Québec. Les terminologues agréés ont des compétences reconnues par l’Ordre, ce qui fait d’eux des professionnels. Pour plus d’information sur les responsabilités des membres de l’Ordre, voir la section Protection du public.

 

Interprétation

 

Profil des professions

L’interprète de conférence reformule oralement d’une langue à une autre un message lors de discours, de réunions, de conférences et de débats, tout en accordant une attention particulière au contenu. En toutes circonstances, il a besoin, en plus de ses connaissances générales, d’une préparation propre à la conférence, qui varie selon le domaine. Il existe deux techniques principales d’interprétation de conférence : la consécutive et la simultanée.

L’interprète judiciaire est un spécialiste de la communication orale qui assure des services d’interprétation devant des cours de justice ou des tribunaux administratifs. Il interprète tantôt en mode consécutif, tantôt en mode simultané. Le premier, classique, permet une communication bidirectionnelle, par exemple dans le contexte d’un contre-interrogatoire. L’interprétation simultanée s’effectue au moyen de matériel électronique sans fil et permet une traduction continue en direct. Cette méthode sert à établir une communication unidirectionnelle, lorsqu’il s’agit de traduire tout ce qui se dit à la Cour.

Les aptitudes de l’interprète

L’interprète doit posséder une grande capacité de concentration, une excellente mémoire, une voix agréable, une élocution irréprochable ainsi qu’une bonne résistance physique et mentale. Il doit aussi faire preuve de tact et de souplesse. L’interprétation nécessite également le sens du détail et de la nuance, une grande culture et de solides connaissances générales.

L’interprète de conférence doit être disposé à voyager car son travail l’amène souvent à se déplacer hors du pays.

Conditions de travail

Les interprètes de conférence indépendants sont recrutés par équipes de trois pour une journée normale de conférence bilingue, deux pour un horaire de moins de quatre heures de séance, et plus pour des séances ou des langues supplémentaires. Ils travaillent dans une cabine insonorisée, d’où ils ont vue directe sur les orateurs. Les services techniques sont généralement fournis par une maison spécialisée, dont les techniciens du son travaillent en étroite collaboration avec les interprètes.

Les interprètes indépendants ont un régime de travail irrégulier, avec des temps creux et des périodes de pointe. C’est pourquoi les clients doivent retenir leurs services le plus longtemps possible à l’avance. Les interprètes indépendants sont engagés et payés à la journée, selon les conditions établies dans les contrats individuels conclus avec les organisateurs de conférences. Aux honoraires s’ajoutent les frais de déplacement, le cas échéant.

Les interprètes judiciaires travaillent habituellement seuls, mais dans le cas de procès de longue durée, deux interprètes se partagent la tâche, se relayant à intervalles réguliers. Pour les interprètes en langue étrangère surtout, le travail se poursuit souvent hors cour, ceux-ci devant accompagner les avocats, voire les enquêteurs ou autres représentants officiels, à des rencontres en tête-à-tête avec un accusé ou un témoin, que ce soit en isoloir, chez l’agent de probation ou ailleurs.

Dans le cas du témoignage d’un expert, l’interprète demandera de consulter à l’avance une copie du rapport étayant le témoignage, afin d’effectuer les recherches terminologiques nécessaires et d’obtenir des éclaircissements.

Travailleur autonome, l’interprète judiciaire a un horaire irrégulier et souvent imprévisible, le déroulement des procédures étant assujetti aux impératifs juridiques, qui peuvent changer à l’improviste, selon l’évolution du procès. Si le ministère de la Justice est doté du Service officiel permanent, les tribunaux municipaux ont le plus souvent recours aux services d’agences spécialisées. Dans tous les cas, les interprètes travaillent à la pige et sont engagés pour des séances d’une demi-journée ou d’une journée entière, selon les conditions fixées par contrat avec chaque agence ou instance judiciaire.

Formation

L’interprétation de conférence est enseignée à l’Université d’Ottawa, à la maîtrise.

Actuellement, aucune université québécoise n’offre de programme d’étude entièrement consacré à l’interprétation. Toutefois, les deux modes d’interprétation sont enseignés dans diverses universités et écoles spécialisées dans le monde. L’Ordre peut reconnaître ces études par voie d’équivalence, sur étude du dossier.

Interprète agréé : un titre réservé

Seuls les membres en règle de l’OTTIAQ peuvent exercer sous le titre d’interprète agréé (int. a.) au Québec. Les interprètes agréés ont des compétences reconnues par l’Ordre, ce qui fait d’eux des professionnels. Pour plus d’information sur les responsabilités des membres de l’Ordre, voir la section Protection du public.

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