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Publié le 1 juillet 2026

L’OTTIAQ en action, retour sur les activités du printemps 2026

Activités destinées aux membres, initiatives de promotion des professions langagières et de l’expertise des membres de l’Ordre, réflexion sur les enjeux qui façonneront l’avenir des métiers langagiers : le printemps 2026 a été riche en projets pour l’OTTIAQ. Retour sur les temps forts de la saison.

🌎 À la rencontre de la relève et du public

Au cours du printemps, l’OTTIAQ est allé à la rencontre de la relève et du public afin de faire connaître les professions langagières, de présenter son rôle et de promouvoir l’expertise de ses membres.

Salon de l’immigration et de l’intégration

Les 27 et 28 mai derniers, l’OTTIAQ a participé au Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, qui rassemble de nombreux organismes spécialisés dans les domaines de l’emploi, de la formation et de l’intégration. La présence de l’Ordre à cet événement a permis de faire connaître ses membres, ainsi que les professions de la traduction, de la terminologie et de l’interprétation auprès d’un public composé principalement de personnes nouvellement arrivées au Québec, d’étudiantes et étudiants internationaux ainsi que de professionnelles et professionnels formés à l’étranger.

L’Ordre était représenté par Marsida Nurka, responsable de l’agrément, Jonathan Haxhe, chargé des communications, et Sarah Bouffard, traductrice agréée, membre du conseil d’administration et membre du comité de la relève.

Tout au long de l’événement, notre équipe a échangé avec de nombreuses personnes souhaitant obtenir de l’information sur les parcours d’accès à la profession, les démarches d’admission à l’Ordre, la reconnaissance des compétences acquises à l’étranger et les perspectives de carrière dans le domaine langagier.

Nous avons également eu l’occasion de promouvoir le répertoire des membres de l’Ordre. Plusieurs personnes étaient à la recherche d’une traductrice agréée ou d’un traducteur agréé pour faire traduire des documents destinés à différentes instances gouvernementales ou requis dans le cadre de démarches d’immigration, d’études ou de reconnaissance de diplômes. Ces échanges ont aussi permis de rappeler l’importance de faire appel à des membres de l’Ordre pour la traduction de documents officiels.

Colloque Traduction et communauté

Marsida Nurka, responsable de l’agrément, et Karine Morin, trad. a., membre du comité de la relève, ont tenu un kiosque de l’OTTIAQ à l’Université de Sherbrooke les 16 et 17 avril 2026, à l’occasion du colloque Traduction et communauté.

Elles ont eu le plaisir d’échanger avec des membres de la communauté universitaire, locale et internationale, sur des thèmes rassembleurs, tels que les enjeux de la profession, des projets étudiants créatifs et la traductologie. L’événement constituait une occasion privilégiée pour l’Ordre de renforcer ses liens avec la relève et de demeurer à l’écoute des enjeux actuels et futurs du milieu.

Notre ancien président, Donald Barabé, trad. a., a également donné une présentation lors de laquelle il a évoqué l’intelligence artificielle (IA) comme un atout pour notre domaine, ouvrant la voie à de nouvelles pratiques et à une évolution des compétences.

Un contact direct avec les étudiantes et étudiants

Au cours du printemps, notre présidente, Betty Cohen, trad. a., a été invitée à deux reprises à s’adresser à la relève afin de lui faire part de la situation actuelle du marché et des perspectives d’emploi. Elle a eu l’occasion d’échanger avec des étudiantes et étudiants lors de présentations à l’Université de Montréal (UdeM) et à l’Université Laval (ULaval). Elle a reçu ces invitations respectivement d’Aura Navarro, trad. a., professeure à l’UdeM, et de Julien Gagnon, trad. a., chargé de cours à l’ULaval et vice-président de l’Ordre.

Loin de nier que l’intelligence artificielle (IA) transforme nos professions, elle a tout de même tenu à préciser que la situation actuelle s’explique également par une incertitude économique, qui, elle, est appelée à cesser. Elle a ainsi exhorté les étudiantes et étudiants à ne pas perdre espoir, et les a plutôt encouragés à acquérir des connaissances solides et à s’intéresser aux nouvelles technologies afin d’être prêts à entrer sur le marché le moment venu.

Mme Cohen a insisté sur le fait que l’IA créera, et crée déjà, de nouveaux métiers de la traduction et de la terminologie, qui nécessiteront les mêmes compétences, appliquées différemment. Nos professions ne sont pas appelées à disparaître, mais à se transformer, et les nouvelles générations, nées avec les technologies, y seront mieux préparées que les précédentes.

Causerie avec la relève à l’Université Laval

Le 9 avril dernier, Marsida Nurka, responsable de l’agrément, a représenté l’OTTIAQ lors d’une Causerie avec la relève à l’Université Laval (ULaval). L’événement était organisé par l’OTTIAQ, en collaboration avec Louis Jolicoeur, trad. a., int. a., et professeur à l’ULaval, ainsi qu’avec l’Association des étudiantes et étudiants en traduction de l’Université Laval (TRADUL).

Lors de cette rencontre conviviale, les participantes et participants ont eu l’occasion d’échanger avec des personnes diplômées de l’Université Laval sur les réalités de la traduction et de l’interprétation. Les discussions ont porté sur la transition vers le marché du travail et les perspectives de carrière, permettant à la relève de mieux se projeter dans son avenir professionnel.

💬 Réflexion sur l’avenir des professions langagières

Le printemps a aussi été marqué par deux rencontres consacrées à l’évolution des professions langagières et aux transformations qu’entraîne l’intelligence artificielle.

Table ronde sur l’évolution du marché et de la formation dans les professions langagières

Le 8 mai 2026, l’OTTIAQ a réuni des responsables de cabinets, des gestionnaires de services linguistiques et des représentantes et représentants des programmes universitaires pour discuter de l’évolution du marché de la traduction, de la terminologie et de l’interprétation et des nouveaux besoins de formation de la relève.

Le constat est sans équivoque : l’intelligence artificielle (IA) transforme profondément les métiers de la langue, et particulièrement ceux de la traduction. Notamment, après une période de baisse marquée de la demande, plusieurs cabinets constatent le retour de clients qui prennent conscience des limites de l’IA. Toutefois, ces clients continuent d’utiliser l’IA pour les textes simples et ne font désormais appel aux cabinets que pour des dossiers complexes nécessitant des compétences plus approfondies.

Par ailleurs, les nouveaux outils technologiques nécessitent une maintenance accrue si l’on veut qu’ils donnent des résultats suffisamment probants. C’est ainsi qu’apparaissent de nouveaux métiers liés à la qualité des bases de données et de la terminologie, pour lesquels nos nouveaux diplômés doivent être formés.

Les universités, pour leur part, doivent répondre à ces nouvelles exigences. Mais le consensus est en faveur du maintien de la formation fondamentale telle qu’elle est actuellement, tout en l’enrichissant de contenus liés aux technologies, à l’IA et au développement d’un esprit critique envers la machine.

Les participantes et participants ont convenu que les défis actuels ne pourront être relevés qu’à travers une collaboration soutenue entre les employeurs, les universités et les organisations professionnelles. L’OTTIAQ entend continuer de favoriser le dialogue entre ces différentes entités en organisant d’autres événements, comme cette table ronde. L’Ordre continuera également à mettre en œuvre des actions visant à mieux faire connaître les métiers langagiers, à valoriser leur apport et à soutenir leur évolution dans ce contexte de transformation.

Journée d’étude de l’Association canadienne des écoles de traduction

Le 23 avril 2026, l’Association canadienne des écoles de traduction (ACET) a tenu une journée d’étude sur le thème « La formation en traduction dans l’ombre et la lumière de l’IA ». La présidente de l’Ordre, Betty Cohen, trad. a., a été invitée à participer à un panel en compagnie de Mélodie Benoit-Lamarre, trad. a., associée du cabinet de traduction Hermès, d’Alain Breton, int. a., membre du conseil d’administration de l’OTTIAQ, et de Julien Gagnon, trad. a., directeur de la qualité chez Sematos et premier vice-président de l’OTTIAQ.

Chacun a apporté son point de vue sur les effets de l’IA sur nos professions. Si Sematos s’adapte aux nouveaux outils et aux nouvelles réalités, Hermès, pour sa part, a choisi de miser sur la valeur du travail humain. Alain Breton, quant à lui, a brossé un tableau du marché de l’interprétation, qui demeure pour l’instant peu touché par l’IA. De son côté, notre présidente a dressé un tableau plus général du marché et présenté les diverses initiatives mises en place par l’OTTIAQ pour informer le public, offrir des formations à ses membres et les soutenir dans ce contexte d’évolution.

Ce panel venait clore une riche journée d’échanges consacrée à l’expérience des étudiants et des professeurs en matière d’IA dans l’enseignement, ainsi qu’aux recherches menées sur ce sujet. Les discussions ont également porté sur les approches pédagogiques à privilégier pour mieux préparer les étudiants à l’utilisation de ces outils.

🤝 Activités destinées aux membres

Cérémonie de remise des permis de port de titre

Le 11 juin dernier, l’OTTIAQ a tenu sa cérémonie annuelle de remise des permis de port de titre afin de célébrer l’aboutissement du parcours d’agrément de ses nouveaux membres. Année après année, l’Ordre tient toujours autant à souligner l’étape symbolique que représente l’obtention d’un titre professionnel en traduction, en terminologie ou en interprétation. Être membre de l’Ordre, c’est bien plus que détenir un titre : c’est s’engager à exercer sa profession selon les plus hauts standards de compétence, d’intégrité et de déontologie.

La cérémonie fut un franc succès. Les nouveaux membres se sont vu remettre leur permis en main propre par la présidente, Betty Cohen, trad. a. et la responsable du comité de l’agrément, Maria Duarte, trad. a. Toutes et tous ont d’ailleurs eu droit à une photo souvenir avec les deux intéressées. Les personnes à l’honneur ont ensuite prononcé à l’unisson leur serment professionnel, ce qui constituait incontestablement l’un des moments les plus marquants de cette soirée empreinte de bonne humeur.

La cérémonie s’est poursuivie par un cocktail, au cours duquel les participantes et participants ont pu échanger avec leurs nouvelles et nouveaux collègues et déguster de délicieuses bouchées dans une ambiance conviviale et festive.

L’OTTIAQ remercie chaleureusement Desjardins pour son précieux soutien à la réalisation de cet événement, ainsi que Denis Girard Photographie pour avoir immortalisé les moments marquants de cette soirée.

Conférence-cocktail : remettre l’humain au cœur de la traduction

Le 26 mai, l’OTTIAQ a organisé à la Grande Bibliothèque de BAnQ une conférence portant sur la valeur ajoutée de l’expertise humaine dans un contexte où l’intelligence artificielle (IA) transforme les pratiques.

Animée par Joachim Lépine, trad. a., cette conférence invitait les participantes et participants à reconnaître l’importance de leur expertise et de leur jugement professionnel dans un environnement langagier en pleine évolution. Les échanges ont notamment porté sur les forces et les limites de l’IA, en mettant en lumière les situations où elle peut apporter une réelle valeur ajoutée et celles où le jugement humain demeure essentiel.

La soirée s’est conclue par une agréable séance de réseautage autour de bouchées, durant laquelle langagières et langagiers ont pu poursuivre les échanges dans une ambiance conviviale.

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En devenant membres de l’Ordre, les traductrices et traducteurs agréés, les interprètes agréés et les terminologues agréés se sont engagés à maintenir leurs compétences à jour, à adhérer à un code de déontologie et, surtout, à respecter des normes élevées de qualité de service.