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L’antenne express  23 octobre 2018   
DES NOUVELLES DE VOTRE ORDRE
Nouveau numéro du magazine Circuit : sécurité et confidentialité
 

En principe, protéger la confidentialité de l’information et les données personnelles que nous recevons comme traductrices et traducteurs semble aller de soi. Pourtant, rien n’est simple. En effet, facteurs humains, système informatique et milieu de travail influent tous sur le niveau de sécurité à maintenir. C’est justement cette situation multifactorielle difficile qui a inspiré Maria Ortiz Takacs et Alicia Vico Ramirez à monter un dossier sur la sécurité et la confidentialité. Elles ont ainsi demandé à des spécialistes du Québec, du Canada et du monde entier d’expliquer les enjeux actuels de cybersécurité, de décrire les problèmes auxquels font face les langagiers et de présenter des moyens pour augmenter la confidentialité et la sécurité des renseignements qui leur sont fournis.

Philippe Caignon, traducteur agréé, terminologue agréé.


Lire le magazine ici

Le mentorat en pleine expansion!
 
Les candidats qui souhaitent suivre le programme de mentorat sont de plus en plus nombreux, en raison notamment de l’accès au corpus du Bureau de la traduction pour obtenir le nombre de mots requis au cours du programme. L’OTTIAQ a en effet reçu près de trois fois plus de demandes cette année qu’à pareille date l’an passé. Afin de répondre à la demande, l’Ordre doit alimenter sa banque de mentors en continuité. Et l’intérêt des membres à assurer la relève au sein de l’Ordre est bien présent puisque nous formerons bientôt dix nouveaux mentors! Nous souhaitons remercier chaleureusement tous les mentors, actuels ou en devenir, de leur contribution.

Devenir mentor vous intéresse? Consultez notre site.










De gauche à droite :
Mélissa Boiron, mentorée, et Stéphanie Leclerc, traductrice agréée, première directrice chez Pricewaterhouse Coopers, mentore.

Un double événement pour souligner la Journée mondiale de la traduction

Le vendredi 12 octobre avait lieu, à l’Université de Sherbrooke, un double événement de traduction :
le Colloque TRA414 et la célébration de la Journée mondiale de la traduction avec l’OTTIAQ.
Au programme : conférences-causeries, réseautage, remise de prix, slam et poésie!











Photo : Michel Caron - Université de Sherbrooke
Contextes de la traduction professionnelle : un colloque réussi

Pour l’occasion, le chargé de cours Joachim Lépine, traducteur agréé, ainsi que ses étudiantes et ses étudiants du cours TRA 414 - Contextes de la traduction professionnelle, instigateurs de ce colloque, ont reçu trois conférenciers aux carrières prestigieuses. Manon Laganière, traductrice agréée, aujourd’hui réviseure chez CPA Canada, qui a travaillé 20 ans à la Société Radio-Canada; Donald Barabé, traducteur agréé, qui était haut fonctionnaire au Bureau de la traduction et est actuellement président du conseil d’administration de l’OTTIAQ; François Lavallée, traducteur agréé, qui a travaillé 20 ans à son compte avant de s’associer au cabinet Edgar comme vice-président à la qualité et à la formation, aussi fondateur de Magistrad, une école de perfectionnement, et auteur, entre autres, de l’incontournable ouvrage Le traducteur averti.

Durant la célébration de la JMT, Donald Barabé a aussi entretenu les participants du thème de la JMT : « La traduction : agent de promotion du patrimoine culturel dans un monde en mutation » et Diane Cousineau, traductrice agréée, MBA et présidente-directrice générale de l’OTTIAQ, a présenté l’OTTIAQ en faisant valoir l’importance et les avantages de l’agrément.

Pour clore cette journée de rencontres et de discussions stimulantes, Jean-François Hamel, étudiant au baccalauréat en traduction professionnelle, a livré un émouvant slam sur la traduction et un deuxième, écrit sur place, qui résumait les moments forts de la journée. Un tour de maître!

Plus d’une soixantaine de personnes – étudiants actuels du baccalauréat en traduction professionnelle, diplômés, langagiers en exercice – ont participé à cette journée bien remplie. Soulignons la contribution de la responsable des programmes de traduction, Héloïse Duhaime, à l’organisation de cet événement ainsi que le soutien du Département des lettres et communications et du Regroupement des étudiants en arts, lettres et langues. Merci aux commanditaires qui ont largement contribué au succès de cet événement : l’OTTIAQ, Edgar, Druide, Linguatech, Traductions Scriptis, Lucille Nelson, traductrice agréée.

Prix

Au cours de cet événement, l’OTTIAQ a décerné des prix à deux lauréates de l’Université de Sherbrooke : Denise Latreille a reçu le prix Excellence et Isabel Cyr, le prix Relève. Geneviève Bourgault, lauréate de l’UQTR, y a reçu le prix Relève OTTIAQ.

Isabel Cyr a aussi reçu une bourse d’excellence, constituée d’un chèque de 1 000 $, décernée par le Réseau des traducteurs et traductrices en éducation.

Les lauréates ont reçu des cadeaux de Druide et Antidote. Des ouvrages de la maison d’édition Linguatech ont également été tirés au hasard parmi les participants, de même que des livres offerts par des professeurs du Département des lettres et communications de l’Université de Sherbrooke.

L’étroite collaboration entre l’Université de Sherbrooke et l’Ordre a contribué au succès de cette activité. Nous tenons à remercier chaleureusement Joachim Lépine, traducteur agréé, et Héloïse Duhaime, responsable des programmes de traduction, pour cette remarquable journée.

 
De gauche à droite : Joachim Lépine, traducteur agréé, chargé de cours à lUniversité de Sherbrooke et coorganisateur de l'événement; Denise Latreille, lauréate du prix Excellence, et Donald Barabé, traducteur agréé, président du conseil d'administration de l'OTTIAQ.

Photo : Michel Caron - Université de Sherbrooke
 
De gauche à droite : Lucie Leblanc, traductrice agréée, présidente du Réseau des traducteurs et traductrices en éducation, et Isabel Cyr, lauréate du prix Relève et d'une bourse d'excellence d'une valeur de 1 000 $.

Photo : Michel Caron - Université de Sherbrooke

 
De gauche à droite : Donald Barabé, traducteur agréé, président du conseil d’administration de l’OTTIAQ, Geneviève Bourgault, Denise Latreille, Joachim Lépine, traducteur agréé, Héloïse Duhaime, chargée de cours à forfait et responsable des programmes de traduction, Isabel Cyr et Diane Cousineau, MBA, traductrice agréée, présidente-directrice générale de l’OTTIAQ.

Source : Université de Sherbrooke

Parution du livre de Michel Bergeron

Michel Bergeron, traducteur agréé, a récemment publié son cinquième roman.

Livre : Roman 88 aux Éditions Leméac.

Dans son troisième roman, Michel Bergeron explore avec brio la question du destin, de l’infini, des vies innombrables que peut recéler une âme.







Fait intéressant, vous pouvez même écouter
la bande sonore qui accompagne ce livre

Une belle aventure pour une de nos membres!

« Une belle aventure commence pour moi : tout en continuant de m'occuper de mon entreprise de traduction-révision, je suis l’intervenante en conversation française du tout nouveau programme de la Fondation pour la langue française, lancé officiellement le 8 octobre : Jeux de mots et conversation française. Au moins dix belles semaines à faire aimer notre langue à de nouveaux arrivants! »
Marie-Carole Daigle, traductrice agréée.


Lire l'article
Dany Laferrière, président d'honneur de la Fondation pour la langue française, et Marie-Carole Daigle, traductrice agréée.
Le conseil d’administration s’est réuni le 27 septembre dernier.
Vous trouverez le compte rendu de la réunion ici.
ACTIVITÉS DE L'OTTIAQ

Congrès
 
Pour faire suite à la dernière parution de L’antenne express au sujet du congrès de l’OTTIAQ, voici ce que les participants pourront apprécier en après-midi :
 
Abishek Gupta, chercheur montréalais en intelligence artificielle : Une approche pratique au développement éthique de l’intelligence artificielle. M. Gupta abordera de concrètes préoccupations déontologiques relatives au développement et au déploiement de solutions d’intelligence artificielle dans différentes industries.
 
François Chartrand, traducteur agréé : La nouvelle équation langagière. M. Chartrand mettra en lumière le rôle des langagiers, qu’ils soient travailleurs autonomes, membres des services linguistiques d’une entreprise ou d’un organisme public ou employés d’un cabinet de traduction, pour conserver leur place centrale dans le processus de communication.
 
Sylvie Vandaele, traductrice agréée et terminologue agréée : Qui a peur du grand méchant DeepL? En comprendre les apports et les limites. Dans le cadre de cet atelier, Mme Vandaele présentera des exemples de traductions machine et de traductions humaines.
 
Louis Fabien, professeur agrégé à HEC Montréal : Fidélisez vos clients par une expérience de services exceptionnelle. M. Fabien présentera les tactiques à utiliser avant, pendant et après la prestation de services afin d’en réussir toutes les étapes.
 
Antoine Raimbert, traducteur agréé et Simon Hébert :  IA, TA et mégadonnées – Les données : le moteur de tout ce que nous accomplissons, y compris en traduction! Les conférenciers tenteront de redéfinir la place des traducteurs, des gestionnaires et des cabinets dans un environnement où le seul dénominateur commun est dorénavant le « data ».
 
Anne-Marie Taravella, traductrice agréée : La machine, un collègue comme les autres? Les traducteurs professionnels, notamment, ont appris à connaître et à utiliser, au fil des quinze dernières années, nombre d’outils spécialisés, dont certains sont aujourd’hui basés sur l’intelligence artificielle. Dans cette présentation, il ne sera PAS question de ces outils, mais plutôt des rapports que nous entretenons avec eux.
 
Et, en guise de plénière, Marie-Carole Daigle, traductrice agréée, et Anne-Marie Mesa, traductrice agréée, présenteront : Réseauter avec intelligence... humaine. Après avoir écouté les conseils concrets des conférencières sur les stratégies à privilégier, vous aurez l’occasion de mettre en pratique vos nouvelles compétences pour réseauter en direct... au cocktail!
 
Les noms du Membre d’honneur 2018 et du récipiendaire du prix
 Mérite OTTIAQ – Joseph LaRivière 2018 seront dévoilés pendant le repas du midi, et plusieurs tirages seront remis à la fin de la journée!
 
Un cocktail animé par un DJ et une harpiste clôturera le congrès.
 
Inscrivez-vous!


Conférence du Programme d’aide aux langagiers (PAL)

Jeudi dernier, les membres étaient invités à assister à la conférence du PAL : La gestion du stress et de l’énergie. Ils ont pu apprendre à définir le stress, à reconnaître leurs facteurs et symptômes de stress personnel et à adopter des stratégies pour améliorer leur résistance au stress.

La prochaine conférence du PAL : Créer un équilibre dans votre vie, aura lieu à Gatineau le 15 novembre prochain, de 12 h à 13 h 30. Il reste encore de la place!

Rappelons que chaque membre de l’OTTIAQ a droit à six consultations gratuites par année (du 1er décembre au 30 novembre) avec un psychologue, un travailleur social, un psychothérapeute, un psychoéducateur, un conseiller d'orientation ou un sexologue, profitez-en.

Obtenez plus d'information sur le Programme d'aide aux langagiers.

Sur la photo : Sylvie Grégoire, formatrice, et Judy Murphy, traductrice agréée, et présidente du conseil d’administration du PAL.
FORMATIONS DE L'OTTIAQ
Les formations que nous offrons sont aussi diversifiées qu’enrichissantes. Inscrivez-vous dès maintenant!
La documentation électronique dans le domaine biomédical

8 et 15 novembre 2018
13 h 30 à 16 h 30

Date limite d'inscription : 24 octobre 2018

S'inscrire
Découvrir et apprivoiser SDL Trados Studio 2019

26 octobre 2018
9 h à 16 h

Il reste encore quelques places!


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Machine Translation for the Freelance Translator (and others)

2 novembre 2018
9 h à 12 h

Il reste encore quelques places!


S'inscrire
AUTRES ÉVÉNEMENTS ET FORMATIONS 

Preparation in the 21st century – 27 janvier 2019
Le 27 janvier prochain, à Mexico, Darinka Mangino et Maha El-Metwally vous feront découvrir un monde sans papier. Vivez des formations pratiques, explorez les possibilités… 

L’objectif principal de ce cours est de fournir aux interprètes une méthode de préparation et des outils informatiques permettant de maximiser temps et matériel. 

Une rencontre à ne pas manquer!

Coûts
•    Membres AIIC :  160 $ 
•    Non-Membres AIIC : 180 $

Réservez votre place au plus tard le 21 décembre 2018 en écrivant à : maha@culturalbridges.co.uk

Pour de plus amples renseignements

Conférence Translating and the Computer (TC)

Assistez-y les 15 et 16 novembre 2018 à Londres 

 
La conférence TC compte parmi les conférences de traduction les plus anciennes au monde. Les membres individuels des associations professionnelles et des établissements de formation affiliés à la Fédération internationale des traducteurs bénéficient d’un rabais de 20 % en s’inscrivant comme pigistes. L’édition de cette année se concentre plus particulièrement sur la TA neuronale, les questions de qualité et l’interaction entre linguistes professionnels, ordinateurs et logiciels.

Pour tous les renseignements sur cette conférence
OFFRES D'EMPLOIS
À la recherche de nouveaux défis?
Consultez nos nouvelles offres d’emploi.
DANS LE MONDE LANGAGIER
Départ d’une grande dame 
 
Nous avons appris le décès de Marion Boers, ancienne présidente de la FIT (2008-2014), Réal Paquette, traducteur agréé, a tenu à lui rendre hommage :

« En août 2014, lorsque l’adhésion de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) comme membre ordinaire de la FIT a été ratifiée par le Congrès statutaire réuni à Berlin, c’est Marion qui nous a si chaleureusement accueillis, Johanne Boucher et moi, alors respectivement directrice générale et président de l’OTTIAQ. Je garde un souvenir reconnaissant de l’attention qu’elle avait portée aux nouveaux venus que nous étions, s’enquérant constamment de notre bien-être. Je me rappelle avoir déclaré dans mon allocution de présentation que l’Ordre ne souhaitait pas être un membre passif. Nous avons tenu parole. Trois ans plus tard, à Brisbane, j’ai eu l’honneur d’être élu au Conseil de la FIT, puis au Bureau à titre de secrétaire général. Si je vous raconte tout cela, c’est que Marion n’est pas étrangère à cet engagement. Ce sont des personnes comme elle qui, souvent sans le savoir, sont de véritables mentors par leur exemple. Au nom des membres de l’OTTIAQ, de Donald Barabé, président du conseil d’administration, et de Diane Cousineau, présidente-directrice générale, ainsi qu’en mon nom personnel, je tiens à exprimer nos plus sincères condoléances à ses proches et à ses amis et à toute la famille de la FIT ».

Réal Paquette, traducteur agréé, et secrétaire général de la Fédération Internationale des Traducteurs.

Tribunaux : Trouver un interprète hawaïen… un défi!

Selon un quotidien hawaïen, The Maui News, être bien représenté dans les cours hawaïennes devient de moins en moins facile. Faute d’interprètes, les accusés voient généralement leurs cas reportés à une date ultérieure, le temps de trouver la perle rare qui les représentera parfaitement pour éviter les barrières linguistiques. Les tribunaux veulent pouvoir offrir l’accès linguistique nécessaire à la bonne compréhension des deux parties.

La plus importante lacune se trouve dans le processus de formation d’un interprète hawaïen : il n’y a pas d’examen oral en langue hawaïenne. Selon les experts, un tel examen doit être adapté à la profession d’interprète et évalué par des interprètes experts. Cet ajout, nécessaire dans le programme d’interprète judiciaire maîtrisant la langue hawaïenne, pourrait facilement coûter 100 000 $. Évidemment, c’est un prix que l’État hawaïen n’est pas prêt à débourser. La demande d’interprètes en langue hawaïenne représente environ 0,05 % de tous les cas judiciaires traités entre 2010 et 2015. Sur les 500 interprètes judiciaires enregistrés à Hawaï, cinq seulement maîtrisent la langue hawaïenne. 

Comme aucun examen oral en langue hawaïenne n’est requis pour devenir interprète enregistré, il est très complexe de valider les connaissances exactes des candidats. C’est d’ailleurs pour cette raison que les interprètes enregistrés sont principalement des professeurs de l’Université d’Hawaï. L’État les engage donc puisqu’ils sont censés maîtriser parfaitement la langue qu’ils enseignent.

Évidemment, le pouvoir judiciaire travaille d’arrache-pied afin de recruter de nouveaux interprètes. Chacun a droit d’être bien représenté et les barrières linguistiques ne devraient plus exister.
 
 
 
Chronique termino

Les catégories d’anglicismes

Une des façons d’endiguer la déferlante des anglicismes consiste à en recenser toutes les variétés... et elles sont nombreuses! Il y en a pour tous les goûts. Apprenons donc à en reconnaître les modalités avant même de chercher à les corriger.

Légende : (A = anglicisme)
  • A. lexicaux (a. intégraux) : pull-over, break
  • A. latins (latino-anglicismes) : e.g., i.e., viaduc
  • A. affixés (a. hybrides) : blaster quelqu’un, customiser
  • A. phonétiques :  toucher un tchèque, alco-ol, pydjama
  • A. (ortho)graphiques : addresse, apartement
  • A. typographiques : no, nbre, qté, H2O ; guillemets
  • A. de fréquence : la compagnie ; les employés
  • A. bidons (fantômes) : le pressing, le smoking, le footing
  • A. de maintien : accommoder (vieil usage renforcé par l’anglais)
  • A. sémantique : pamphlet
  • A. morphologiques : douanes, direct du fabricant
  • A. syntaxiques, ou de structure : siéger sur un comité, téléphoner quelqu’un; brochures à être distribuées
  • A. phraséologiques : emprunt de locution ou d’image; demander une question, faire du sens
  • A. gestuels : les guillemets anglais dans les airs; L de LOSER
 
On dit souvent qu’à force d’être pressé et de mettre les deux langues sur le même pied, on finit par mettre les deux pieds sur la même langue…     

Chronique rédigée par Carlos del Burgo, traducteur agréé, terminologue agréé.

 

La traduction automatique de la langue des signes

Impossible de dialoguer avec une personne qui parle en langue des signes lorsqu
on ne la connaît pas? La communication pourrait bientôt être facilitée par une innovation inédite! Luniversité britannique du Surrey travaille à reproduire un système capable de traduire la langue des signes britannique (BSL) vers langlais écrit.
 

Comment traduire des émotions


Un défi complexe puisque, quel que soit le pays, c'est une langue à part entière qui possède sa propre grammaire, sa propre syntaxe et emploie un ordre des mots différent. Il ne faut pas oublier qu’en même temps, plusieurs parties du corps sont utilisées pour exprimer une vaste gamme de phrases, didées et d'émotions. Le système créé devra ainsi être capable non seulement danalyser et de reconnaître le mouvement et la forme de la main, mais également lexpression du visage et la posture corporelle de la personne qui signe. Il aura ensuite la tâche de restituer ce langage en anglais écrit, puis en traduction orale.
 

Permettre le dialogue sourds-entendants


Cette recherche du nom d'ExTOL, porté par le Centre for vision speech and signal processing (CVSSP) va s'appuyer sur l'expertise des linguistes du Centre de la surdité et recherche sur le langage du University College de Londres et des ingénieurs en logiciel spécialisés dans la vision par ordinateur de lUniversité d'Oxford. Richard Bowden, professeur à lUniversité de Surrey, a déclaré : « Nous croyons que ce projet sera considéré comme un jalon important pour les communications sourds-entendants, permettant à la communauté sourde de participer pleinement à la révolution numérique ». Pour mieux comprendre le phénomène étudié, les membres de l’équipe du CVSSP ont tous appris la langue des signes.
 

D'autres projets en cours

Ce système de traduction automatique est défini comme « une première » et pourrait s'adapter prochainement à la traduction de toutes les langues des signes parlées dans le monde. Depuis quelques années, plusieurs projets ont été conçus pour permettre le dialogue entre sourd et entendant. Par exemple, un gant intelligent, pourvu de capteurs, offre la possibilité de rédiger des messages et des courriels sur un téléphone intelligent en utilisant la langue des signes plutôt qu’un clavier. Chaque mouvement fait est alors traduit en texte.
Des bagues sont également testées afin de permettre de restituer, en voix et en simultané, les mouvements des mains et des doigts de l'utilisateur. L’interlocuteur peut donc entendre le message via un haut-parleur intégré dans un bracelet, ce qui rend possible le dialogue à deux.
 
En conclusion, le projet ExTOL propose une formule encore plus complète, laquelle analyse les expressions du visage, qui expriment les nuances de la langue des signes et lui donnent tout son sens. Bravo!
 
Voir la vidéo ExTOL Project
 
Source : Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr.

 
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